Avatars signants
NOTRE DEMARCHE
Un avatar animé s’exprimant en langue des signes s’exprime en animation avant de s’exprimer en langue des signes.
Une démarche technologique indissociable de la démarche artistique.
Une approche pragmatique avant tout.
4/4
L’attachement de Dark Prince à une esthétique soignée et les défis d’une restitution précise de la Langue des Signes dans un contexte de diffusion non-linéaire, justifient des choix technologiques originaux et efficaces.
Ce concept essentiel, simple en apparence, se trouve derrière toute la logique de développement de Dark Prince et explique une démarche à la fois innovante, pragmatique et efficace en fort contraste avec la grande majorité des programmes de recherche dans le domaine de la Langue des Signes virtuelle.
En sachant combiner un savoir-faire issu du meilleur de la tradition de l’animation et technologies de pointe, Dark Prince est en mesure de restituer la langue des signes dans toute sa complexité.
Impossible aujourd’hui pour quiconque impliqué dans le développement d’outils d’animation, qu’ils soient 3D ou 2D, d’avancer durablement sans que le véritable « moteur » de l’innovation soit issu de, ou accompagne, une démarche artistique. Les considérations esthétiques finales doivent être intégré très tôt dans le processus de recherche. La perception d’un avatar qu’il soit signant ou non se fera sur des critères qualitatifs qui engloberont nécessairement des critères esthétiques.
Un système d’avatar signant ou un outil de communication doit avant tout être apprécié en regard des services concrets qu’il peut rendre.
De la même façon, un système d’avatar signant doit être compatible avec les applications et les supports qui lui pemettront d’intégrer le quotidien des utilisateurs.
L’information destinée aux sourds peut rendre service à d’autres types de public.
Lorsque l’on s’adresse au public sourd pratiquant la LSF, on ne s’adresse pas à un public dont il s’agit de prendre en compte le handicap ; on s’adresse avant tout à un public utilisant une autre langue que celle véhiculant les informations grand public. Entre le sourd qui n’entend pas une annonce sonore ou le visiteur étranger qui l’entend mais ne la comprend pas, il y a peu de différence. La logique iconique/cinématique au cœur de la langue des signes ouvre des perspectives très intéressantes quant à une manière innovante de véhiculer des informations par l’image et de les rendre compréhensibles à tout public capable de les recevoir. « Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours » disait Napoléon. Lorsque le dessin peut se mettre en mouvement, les possibilités n’en sont que plus grandes.